Fabrice Moizan prend les commandes du Bristol
Changement de patron pour l’un des fleurons de l’hôtellerie française. Fabrice Moizan, qui dirigeait depuis plus de dix ans l’Eden Rock St Barths, a pris le 28 septembre dernier les fonctions de président-directeur général du Bristol Paris. Un poste stratégique : derrière les dorures du Faubourg-Saint-Honoré se trouve une véritable entreprise, qui a réalisé 110,4 M€ de chiffre d’affaires en 2025, pour un bénéfice net de 9,3 M€. Le palace employait 629 personnes à la fin de l’exercice.
Propriété du groupe allemand Oetker Hotels, Le Bristol dispose de 188 chambres, dont 100 suites, et de trois restaurants, parmi lesquels Epicure, auréolé de trois étoiles Michelin. L’établissement, qui vient de fêter ses cent ans, évolue sur un marché parisien du très grand luxe devenu particulièrement concurrentiel.
La capitale compte désormais treize établissements bénéficiant de la distinction officielle Palace, sur les 33 recensés en France en 2026. Un cercle qui s’est élargi avec l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux et où se côtoient notamment le Cheval Blanc, le Crillon, le George V, le Plaza Athénée ou encore le Peninsula.
Le marché reste porteur. Au premier trimestre 2025, les hôtels de luxe parisiens affichaient un prix moyen de 967€ par chambre, en hausse de 8 % sur un an, pour un taux d’occupation de 58 %. Leur revenu par chambre disponible (RevPAR), indicateur clé du secteur, progressait de 14 %, à 559€. Sur l’ensemble de 2025, tous segments confondus, les hôtels parisiens ont atteint 80,1 % d’occupation.
C’est dans ce contexte que Fabrice Moizan arrive au Bristol. Après avoir participé à la reconstruction de l’Eden Rock à la suite de l’ouragan Irma puis accompagné sa croissance, le dirigeant entend importer à Paris sa conception d’un luxe moins cérémoniel, privilégiant la personnalisation du service.
« Diriger Le Bristol est le rêve de tout hôtelier », nous confie celui qui fut nommé Meilleur Hôtelier de l’année aux DUCO France 2025. La nomination a également valeur de retour aux sources : son mentor, Pierre Ferchaud, dirigea le Bristol pendant près de vingt ans. À Fabrice Moizan désormais de conjuguer l’héritage centenaire de la maison avec les nouvelles exigences économiques du marché mondial des palaces.
Cet article a été publié le 3 octobre 2026.




