Jean-Michel Peyronnet, ancien Rédacteur en chef de la RVI, nous a quitté
La filière viticole française perd l’une de ses voix les plus respectées avec la disparition de Jean‑Michel Peyronnet, ancien rédacteur en chef de la Revue Vinicole Internationale de 2011 à 2009, figure familière et estimée des professionnels du vin.
Une plume reconnue du journalisme viticole
Pendant de nombreuses années, Jean-Michel Peyronnet a incarné un journalisme spécialisé exigeant, rigoureux et profondément ancré dans la réalité du terrain. À la tête de la rédaction de La Revue Vinicole Internationale, il avait su maintenir l’équilibre entre analyse économique, connaissance technique et compréhension humaine des acteurs de la filière.
Curieux infatigable, il parcourait les vignobles avec une approche directe, attentive aux hommes autant qu’aux vins. Il connaissait les terroirs non seulement par leurs appellations, mais par leurs histoires, leurs évolutions et les défis auxquels les producteurs sont confrontés. Cette proximité avec le terrain nourrissait ses articles, toujours précis et utiles aux professionnels.
Un grand connaisseur des terroirs
Jean-Michel Peyronnet appartenait à cette génération de journalistes pour qui la dégustation n’était jamais dissociée du sol, du climat et du travail des vignerons. Son regard s’étendait des grandes régions historiques aux vignobles émergents, qu’il aimait mettre en lumière.
Sa culture œnologique, solide et pragmatique, s’accompagnait d’une mémoire impressionnante des domaines, des millésimes et des évolutions techniques. Il savait expliquer les transformations du monde du vin sans céder aux effets de mode, privilégiant toujours la cohérence économique et la réalité du marché.
Un franc-parler respecté
Jean-Michel Peyronnet était également connu pour son franc-parler. Il ne recherchait ni la polémique gratuite ni la complaisance. Lorsqu’il exprimait une analyse ou un désaccord, c’était avec une franchise assumée, souvent teintée d’humour, mais toujours guidée par le respect du métier.
Cette liberté de ton lui avait valu l’estime durable des professionnels. Beaucoup appréciaient sa capacité à poser les bonnes questions, à pointer les enjeux stratégiques et à défendre une vision structurée de la filière.
Une présence humaine forte dans le monde du vin
Au-delà de ses qualités journalistiques, Jean-Michel Peyronnet laisse le souvenir d’un homme profondément attaché aux relations humaines. Il comptait de très nombreux amis dans le monde du vin – vignerons, négociants, distributeurs, institutionnels ou journalistes – qui reconnaissaient sa fidélité et sa générosité.
Les salons professionnels, les dégustations et les déplacements en région étaient pour lui des moments d’échanges autant que de travail. Il savait écouter, transmettre et créer du lien entre les générations d’acteurs du secteur.
Un héritage professionnel durable
Son passage à la rédaction en chef a contribué à renforcer la dimension économique et stratégique de l’information viticole, tout en conservant l’ADN historique de la presse professionnelle du vin : informer pour accompagner les décisions des entreprises. De nombreux professionnels continueront à se souvenir de ses analyses, de ses conseils et de ses conversations passionnées sur l’avenir du vignoble français. La disparition de Jean-Michel Peyronnet marque la perte d’un observateur engagé et d’un témoin précieux des évolutions du monde du vin. À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont travaillé à ses côtés, toute l’équipe de la RVI adresse ses pensées les plus sincères.
Cet article a été publié le 25 février 2026.




