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Sweet Bordeaux en Chine.

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A Vinexpo, le public majoritaire des dégustations des Sweet Bordeaux dans l’un des restaurants éphémères du salon était clairement asiatique. Tout comme dans le master class de l’ODG Sauternes et Barsac. « C’est un marché d’avenir, explique Emma Baudry, chargée de la communication des Sweet Bordeaux, mais nous devons leur expliquer que Bordeaux, ce n’est pas que du vin rouge. »

Les principaux marchés export des blancs doux restent les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne, les états-Unis mais depuis 2009, l’Union des grands vins liquoreux de Bordeaux consacre une part croissante du budget de 150 000 € par an pour trois ans au marché chinois : 45 000 € la première année, via Hong Kong, sa porte d’entrée. ; 90 000 en 2011 dont 50% provenant d’aides européennes. Le montant pour 2012 n’est pas encore fixé. « Présents au Wine & Dine Festival de Hong Kong en 2009, nous y avions organisé 1200 dégustations sur un stand de 9 m2. En 2010, nous sommes passés à 12 000 dégustations sur 18 m². En octobre prochain, les Sweet Bordeaux occuperont 27 m2 », ajoute Emma Baudry. Des initiatives relayées par une campagne sur Facebook. « Même si je n’avais pas imaginé une telle fréquentation, je dois dire que je ne suis pas surpris par cet engouement, témoigne Philippe Dejean, château Rabaud-Promis. La couleur de ces vins plaît et leur mariage avec la cuisine chinoise ouvre sur une belle harmonie gustative.»

Le succès croissant du château d’Yquem, qui tend à rattraper dans les must Château Lafite, devrait aider à accroître la notoriété des Sweet Bordeaux, en particulier depuis l’assouplissement des normes d’importations du vin qui jusqu’en septembre 2010 interdisaient à beaucoup de liquoreux l’accès au marché en raison d’un excès de sucres résiduels non conformes aux normes chinoises. Le nom Bordeaux, la couleur dorée et l’image de luxe véhiculée par des ambassadeurs prestigieux comme Yquem ne peut que jouer favorablement.

Jusqu’à présent, les opérations des Sweet concernaient surtout Hong-Kong. Ils partent à l’assaut de la Chine continentale en novembre prochain, en participant pour la première fois au concours des vins médaillés de Wuhan, où l’Agence aquitaine des produits agroalimentaires (AAPrAA) vient d’installer un VIE. L’offensive continentale se poursuivra en 2012 avec des actions ciblées à Shanghai et dans d’autres villes à déterminer. Jacques Médeville, l’un des plus importants producteurs de Sweet Bordeaux, croit au potentiel du marché : « Nous travaillons déjà avec une dizaine d’importateurs avec un objectif de 10 000 cols fin 2011 et la création de marques exclusives en 2012 ». Bérénice Lurton, présidente de l’Union des grands crus de Sauternes et Barsac, vise le haut de gamme : « Les Chinois aiment nos vins, mais ils n’ont pas encore le reflexe d’achat.

En 2012, nous allons donc lancer à Hong Kong un concours pour récompenser le plus bel accord mets et vins créé par un jeune chef ». En Chine continentale, l’Union devrait multiplier les événements, encore à définir.

Céline Vuillet

RVI 3890 – Juillet-Aout 2011

 

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